Expérience d’une retraitante


Il fallait... et nous rebiffions
nos cœurs étaient fermés

choqués de la souffrance
et d’un rythme imprévu,
emplis de pensées vaines.

Il fallait... et dans ces aléas
nos esprits embrumés


remâchant l’insoluble,
nous allions pesamment,
fraternels avec peine.

Il faudra... qu’un messager en nous
ensemence profond

apaisement, douceur,
dans l’adhésion plus humble
aux conditions humaines.



Il faudra... ressaisir chaque aubaine,
la bouche à la louange,

sans bien comprendre tout,
comme un don de la grâce,
touchés d’une présence.


Il faudra... le regard plus ouvert,
en découvrir les signes,

et, pardons dénoués comme cheveux au vent,
accepter de marche sur les eaux incertaines

à la suite du Maître.



M-A Bourcereau (avril 2012)



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